lundi 24 juin 2013

Le prochain conseil municipal

Le prochain conseil municipal se déroulera

le 27 juin 2013, à 20h30, salle du conseil municipal,

10 rue Loiseleur Deslongchamps.

Les séances sont publiques, vous êtes les bienvenu-es.

L’inutilité de l’arrêté anti-mendicité

Je dénonce "l'inutilité" de cette mesure qui vise à déplacer la misère, à l’expulser du centre-ville. Pourquoi ne pas l’étendre aux autres quartiers de la ville ? On peut encore une fois parler d'"effets de communication" pour décrire cet d'arrêté municipal, qui ne franchira pas la barrière de la presse locale.

Existe-t-il une menace réelle à l’ordre public et un caractère proportionné de cet arrêté ?

La société française semble se couper de plus en plus de ses citoyens en marge. Ces pauvres dérangent, sans doute parce qu’ils illustrent l’échec de notre démocratie à régler le problème de la pauvreté.

La crise actuelle est l’occasion de rejeter plus facilement les exclus hors du champ social et d’en faire des boucs émissaires. « Il ne faut pas faire la guerre aux pauvres, mais à la pauvreté. » Gageons que la pensée de l’abbé Pierre finisse par lui survivre et soit un jour enfin entendue.


Dreux affiche un arrêté municipal anti-mendicité

Article paru dans l'Echo républicain - 22 juin 2013

Une centaine de rues et places de la ville sont interdites aux marginaux jusqu’au 31 décembre. Un arrêté anti-mendicité a été placardé sur la place Mésirard.

Jugés indésirables dans le centre-ville

Ils peuvent aller tendre la main sur la place des Oriels ou dans n'importe quel quartier de la ville. Mais dans le centre… c'est fini. Pour la première fois, Gérard Hamel (UMP), maire de Dreux, a signé un arrêté anti-mendicité estival avec prolongation hivernale, pour mettre un terme à la présence d'individus jugés indésirables dans l'hypercentre. Une centaine de rues et places du centre-ville ne sont logiquement plus accessibles à la poignée de marginaux qui errent une bonne partie de la journée dans ce secteur.

« Pas de pauvres en ville »

Avec ou sans chien, ils tendent la main ou squattent les petites places aux alentours du marché couvert. Mais l'arrêté ratisse large. Il cible « des groupes d'individus dont le comportement agressif provoque des troubles à la tranquillité à la sécurité et à l'ordre public». La consommation d'alcool est également mise en exergue pour justifier cette mesure d'éloignement.

« Hamel ne veut pas voir de pauvres en centre-ville. Déjà, ils ont viré les Restos du cœur… » Dominique, 53 ans, une vingtaine d'années de manche au compteur, a la gouaille sans fioritures de ceux à qui la vie n'a pas fait de cadeaux. Assis sur son sac à dos à l'entrée de la rue Illiers, il connaît tout le monde. Un bonjour, un sourire, une petite pièce, il interpelle un passant. « Est-ce-que je vous gêne quand je fais la manche ? » La discussion s'installe. « S'il faut signer quelque chose pour qu'on te foute la paix, je signe, » lui promet une femme appuyée sur une béquille.

Dominique avait bien vu le panneau accroché à un candélabre de la place Mésirard. Il l'avait vu, mais il n'avait pas pris la peine de le lire. Quand on lui en fait un résumé… Le cri du c'ur jaillit. « J'en ai rien à foutre de son arrêté. J'en avais même pas entendu parler. Qu'il me donne du boulot. Moi je n'emmerde personne. Hier, j'ai fait dix kilomètres à pied pour aller chercher un boulot. J'ai pas de voiture. Même pour balayer la rue, il faut bientôt le bac. » Dominique dit avoir travaillé pour la Ville de Dreux et pour celle de Vernouillet. Des contrats sans lendemain. Lui qui est passé par la Sacred à la fin des années 70, vit désormais au foyer Adoma.

À Dreux, tout le monde sait qui il est. Il suffit de marcher à ses côtés dans la Grande-Rue : rares sont ceux qui ne le saluent pas.

Il a bien essayé la manche à Chartres. « Là-bas, ça craint. Le jour ou tu vas chercher ton RSA, on te casse la gueule pour te piquer ton pognon. » Alors il est revenu à Dreux. Mais il ne s'approche pas trop d'autres compagnons d'infortune « qui picolent beaucoup et qui emmerdent les gens », déplore-t-il en montrant du doigt la petite place près de l'office de tourisme. « Et puis, il il y a les Roumains avec leur accordéon près de La Poste. » Ils n'ont visiblement pas grand-chose en commun.

« S'il faut signer pour qu'on te foute la paix, je signe »

Dominique vit en marge, mais ce n'est pas vraiment un choix. « Trouver du boulot à 53 ans », il n'y croit pas. « Ça fait vingt ans que je fais la manche ici, c'est pas demain qu'ils vont me virer. Quand on respecte les gens, il n'y a pas de problème. » Lui aimerait bien « un genre de foyer Emmaüs » qui permettrait à ces galériens d'avoir un endroit où se poser. » Dominique se décrit comme « un solitaire ». Il ne se sent pas vraiment concerné et surtout pas responsable du comportement des autres. Arrêté municipal ou pas… il reviendra tous les jours, tendre la main dans la rue Illiers, où il fait un peu partie des murs.

Yves Le Calvez

yves.lecalvez@centrefrance.com

dimanche 9 juin 2013

La majorité UMP confond, pilote dans l’avion, Hôtesse de l’air et technicien au sol.

Je ne demanderai pas de droit de réponse, justifié par la publication de l’article de la majorité municipale  dans le dreux.com de juin.  Je choisis de répondre dans mon blog.

Il est navrant, de lire ce type d’article dans la communication municipale, on voit bien l’instrumentalisation politique qui est faite des personnes (agents municipaux notamment) et cela est détestable.  
Cela montre la confusion dans laquelle se trouve la droite, depuis qu’elle administre la ville. Si la majorité a besoin de remonter 30 ans en arrière, c’est que j’ai  en effet, touché le point sensible de sa  gestion depuis son élection à Dreux. Je retourne la question, mais qu’avez-vous fait depuis 30 ans ? Structurer la politique de la ville ? Puis déstructurer les dispositifs mis en place de façon aléatoires.

J’ai toujours choisi de faire de la politique de manière à agir concrètement, jusqu’à contribuer à la mise en place de l’analyse des besoins sociaux, outil  indispensable à la programmation de l’action sociale sur la ville. Cette mission (exercée à titre bénévole !)Inscrite dans un arrêté, signé par le maire n’a jamais prévue de suite, puisque nous en étions d’accord : je conduisais cette étude jusqu’à la présentation des  préconisations, pour preuve,  l’article 2 de cet arrêté : « cette délégation subsistera tant qu’elle ne sera pas rapportée ». la restitution a été faite le 17 juin 2011. C’était entendu et clair. Je sais pertinemment que Mr Hamel a « rêvé me débaucher » vers la majorité UMP. Mais si Mr Hamel ne fait pas de politique, ce qu’il aime à dire, seulement il en vit  depuis sa première élection !!  Moi j’en fais et je connais très bien le jeu politique qui est à l’œuvre pour ne pas tomber dans les pièges tendus. Ma préoccupation était et reste, celle des drouais-es, et des «  bonnes » réponses que l’on doit apporter pour améliorer leur quotidien, que l’on soit dans la majorité comme dans l’opposition. Et quoi qu'en dise la majorité UMP, de bonnes réponses ont été apportées par Maurice Violette et par Françoise Gaspard en leurs temps : mettre en place une forte politique sociale dans les quartiers.

Je continuerai à dénoncer lorsque cela est nécessaire, les incohérences de la gestion municipale et les choix politiques inadaptés, qui ne servent pas les premiers concernés : les drouais-es.  A dénoncer le peu de soutien qu’apporte la ville aux associations qui œuvrent au quotidien dans les quartiers, à revendiquer leur liberté de créativité et leur marge de manœuvre. Seulement 3,6 % de la dotation de solidarité urbaine est consacrée aux actions portées par les associations, est-ce pertinent ?  Est-ce là l’illustration d’une réelle volonté politique de faire que les quartiers ne soient pas livrés à eux-mêmes ? Non. 

Alors, stop au seul mot d’ordre de la majorité municipale, la gauche ne fait rien !! D’abord cela ne veut rien dire ! La gauche à la place qu’elle occupe aujourd’hui à Dreux, dénonce, est proche des drouais, dans les espaces qu’elle crée  et ceux qui lui sont octroyés du fait de son statut d’opposition. 

Dès que la gauche agit la droite critique !  La preuve dans cet article du dreux.com de juin !!!  

dimanche 2 juin 2013

Mon intervention lors du conseil municipal du 30 juin 2013

Rapport sur la Dotation de Solidarité Urbaine

Ce rapport présente à la fois, la richesse des actions et des acteurs qui interviennent sur le volet développement social de la ville, à la fois la confusion dans son articulation. La politique du millefeuille continue a être mise en œuvre. Ce qui avait été remis en cause lors de l'analyse des besoins sociaux.

La DSU représente 5 100 107€ et vous nous présentez un bilan sur un total de 4 801 852€. Quid des 298 225 e qui ne semblent pas affectés ??

De plus, on trouve dans ce bilan des incohérences: Unicité apparait comme une action 2012, ors, sa mise en œuvre n'existait pas l'an passé, nous en étions à la phase de concertation !
Proximum, reste inscrit dans la DSU, alors que c'est le droit commun municipal qui est mis en œuvre !

l'axe 4 du CUCS, améliorer l'habitat et le cadre de vie, est paradoxalement pas renseigner, vous y inscrivez 59 000€ pour une actions qui ne présente aucun résultats !! Étrange ! de plus, il est annoncé plus loin dans le rapport que cet action sera conduite en 2013 ...

Pour conclure, au delà du simple rapport sur l'utilisation de la DSU, nous savons toutes et tous qu'il faut concrètement repenser le développement social et urbain sur la ville. C'est plus, que mettre en place des outils de communication comme Proximum et Unicité ! c'est faire que l'ensemble du conseil municipal soit mobilisé et rapproprie la volonté d’évolution et d’amélioration de la ville, de la vie quotidienne dans la ville.



Echo républicain - le 01 juin 2013- Réaction de Gérard Hamel à mon intervention dans le cadre du rapport de la DSU- Aucunes réponses à mes questions formulées lors du conseil municipal ...
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samedi 25 mai 2013

Le prochain conseil municipal se déroulera le

30 mai 2013, à 20h30, salle du conseil municipal, 
10 rue Loiseleur Deslongchamps. 

Les séances sont publiques, vous êtes les bienvenu-es.

jeudi 18 avril 2013

Politique de la ville à Dreux

Unicité, faut-il y croire ?


La ville de Dreux, s’est engagée dans une réforme du dispositif de la politique de la ville. Unicité a été lancé, c’est un nouvel outil de communication de la majorité municipale pour afficher une nouvelle image aux yeux des habitants et des financeurs.

Après les ateliers destinés au secteur associatif, des assises faites dans l’intimité, nous avons droit à des ateliers citoyens, le premier démarre le 30 avril en centre ville, Maison Godeau. 

En théorie, on pourrait être satisfait. Et comme le prévoit le comité interministériel des villes réunit le 19 février 2013, tout cela semble pertinent. On rénove la méthode et on renforce la dimension participative des habitant-es.

Seulement, nous voilà de nouveau, face à de vieux réflexes qui rendent le dispositif totalement in-opérationnel, c’est l’absence de pilotage de la part de majorité municipale.

Pour preuve, le défaut, à la date du 11 avril 2013, jour du conseil municipal, du mandatement de 60 000 € sur l’enveloppe destinée à financer les actions inscrites dans les axes du CUCS. Les réponses de Monsieur le maire et de l’élu chargé des associations étaient dignes d’un épisode burlesque : les associations de Dreux, n’auraient pas de projets !! Ou bien ne seraient pas en mesure de mettre en œuvre les actions prévues !!!

On pourra mettre en place toutes les opérations de communication possibles pour écouter, les associations, les habitant-es, si les services et les élus chargés de piloter ce dispositif ne sont pas en mesure, de piloter et donner une vision claire aux interlocuteurs. Sortir de l’approximatif et de l’aléatoire, pour aller vers une gestion transparente et objectives des demandes formulées par les acteurs. Cela suppose : une nouvelle fois de la méthode, que la ville ne semble pas maitriser, la volonté d’accepter que les acteurs présents sur les quartiers, soit reconnus en tant qu’expert, porteur de savoir-faire sérieux et crédibles.

Pour croire à Unicité… encore faut-il que la majorité municipale y croit à son tour.

Echo Républicain - 29 avril 2013

dimanche 7 avril 2013

Actualité - vie municipale

Le prochain conseil municipal se déroulera le

11 avril 2013, à 20h30, salle du conseil municipal, 
10 rue Loiseleur Deslongchamps. 

Les séances sont publiques, vous êtes les bienvenu-es.

Pour le droit de vote des étrangers non communautaires

Droit de vote des étrangers aux élections locales, le PRG s'engage


SAINT-DENIS : referendum sur droit de vote des etrangers.

Le Parti Radical de Gauche est de longue date engagé aux côtés des étrangers non communautaires s’agissant de la reconnaissance d’un droit de vote et d’éligibilité aux élections locales.
En 1999, nous proposions une loi constitutionnelle en ce sens ! Il se réjouit donc de l’initiative du gouvernement ce jour en ce sens puisqu’il ne s’agit finalement que de rattraper le retard pris sur le sujet : des dizaines de pays dans le monde, et en Europe, reconnaissent ce droit comme acquis depuis des années. C’est la suite logique et légitime du mouvement de mondialisation, et de dialogue entre peuples et cultures qui marque notre époque.
Les peurs de la droite sont encore irraisonnées et irrationnelles, discriminantes et réductrices. Les « étrangers non communautaires » pour les radicaux, et pour tous, c’est en termes simples des voisins, des amis, des camarades de classe, des collègues de travail… rien qui puisse nous effrayer. Le Parti Radical de Gauche, au Parlement et localement, travaille activement au débat national qui s’engage sur le sujet et à la réunion d’une majorité des 3/5ème au Congrès.

mardi 2 avril 2013

La réforme du rythme scolaire à Dreux, le choix politique d'un report avant l'interet des élèves.

L’intérêt politique avant celui des élèves.

Quatre jours et demi d’école par semaine, une nouvelle réforme que propose le gouvernement et qui ne laisse pas les drouais sans questionnement… la majorité municipale UMP, a voté pour le report de sa mise en place à la rentrée de septembre 2014. C'est encore une fois très regrettable car la ville s'épargne d'une aide de l'Etat de près de 350 000 euros, qui aurait permis d'engager le changement et de mettre en place de façon "pragmatique " et concret un vrai projet éducatif territorial... les élu-es de l'opposition ont voté contre ce report.

Les élèves,  une priorité.

Il ne faut pas non plus oublier le contexte dans lequel Vincent Peillon a pris cette courageuse décision. L’analyse des résultats des évaluations en CM2 montre une dégradation du niveau des élèves en lecture, en dictée et en calcul.

Pourquoi ?
Le  principal intérêt d’une telle réforme est de favoriser la concentration des élèves. Le but est de  permettre de mieux répartir le temps de cours sur la semaine afin de favoriser la concentration et d’encourager ainsi les activités culturelles et sportives.
Principalement, cette réforme vise à ce qu’à la fin du cours préparatoire, tous les écoliers sachent enfin lire, écrire et compter, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas aujourd’hui.

Actuellement les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE et des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Une concentration du temps en classe qui serait source de fatigue et de difficultés scolaires.
Ce décret propose une journée de classe de maximum 5 heures 30 et une demi-journée de maximum 3 heures 30 ; une pause déjeuner de 1 heure 30 au minimum. Bilan : les journées de la semaine sont allégées de 45 minutes.
Pour le Parti Radical de Gauche, il est indispensable de garder à l’esprit qu’une semaine de  4,5 jours, c'est mieux que 4 jours pour apprendre. 
En effet, une journée de 5h15 (de classe) permettra à tous les enfants d'avoir des activités extrascolaires qui contribueront à développer leur curiosité intellectuelle, mais au-delà de tout elle permettra de mieux accompagner les élèves en difficulté et de pouvoir ainsi créer des groupes de travaux pédagogiques qui renforceront le plaisir d’apprendre et d’être à l’école.
Ces  nouveaux rythmes permettront donc de mieux articuler les temps scolaires et périscolaires.
Par ailleurs, le passage à la semaine de quatre jours n’était pas de nature à résorber les inégalités sociales. Les enfants avaient ou non accès à des activités éducatives le mercredi en fonction de la disponibilité et des moyens des familles. S’il faut veiller à ne pas créer par cette réforme une inégalité territoriale – entre les communes ayant les moyens et les autres – le retour à la semaine de 4 jours et demi permet au moins résoudre en partie ce problème d’inégalité sociale.
Au final, nous croyons qu’il faut s’engager sans état d’âme dans cette réforme pour les raisons précédemment évoquées.
Le changement des rythmes scolaires s’imposait donc. La conférence sur les rythmes scolaires de 2011 était arrivée à la même conclusion, de manière unanime, mais Luc Chatel avait finalement renoncé devant la difficulté. Saluons donc le courage du gouvernement actuel.
Nous avons donc le devoir de réussir cette réforme. Comme cela est souligné dans le rapport, la clé de cette réussite est claire : apporter un plus éducatif et ne pas se contenter d’organiser une simple garderie.

Trois points de vigilance essentiels à la mise en  œuvre de cette réforme 

Sur la concertation : elle est indispensable et les conseils d’école, de notre point de vue, constituent l’organe central. Il est regrettable que le calendrier de cette concertation ne figure pas dans le rapport.
Par ailleurs, il nous semble utile d’échanger aussi directement avec les parents. Cette nouvelle organisation aura des répercussions sur la vie des familles. Je pense notamment aux parents travaillant à temps partiel, singulièrement aux femmes, qui ne travaillaient pas le mercredi pour assurer la garde de leurs enfants et qui seront peut-être amenés à modifier leur rythme de travail pour travailler le mercredi. Ceci pourrait d’ailleurs avoir des conséquences sur la fréquentation des centres de loisirs le mercredi après-midi.
Ceci doit conduire à élargir la concertation avec les associations sportives et culturelles, les structures pour la petite enfance…

Sur un tel sujet, la concertation et la démocratie locale ont des mérites indéniables, lorsqu’ils sont mis en place réellement... Plusieurs communes ont fait le choix de créer un samedi un rassemblement pour présenter le dispositif aux parents et recueillir leurs attentes.

Sur le positionnement du temps péri-éducatif : là encore, le rapport reste assez peu précis même si l’on peut comprendre que la concertation permette de préciser ce choix. Il semble malgré tout que positionner ce temps d’activités périscolaires dans le prolongement de la pause méridienne présente des avantages :
- cette organisation permet de créer une véritable coupure et de reprendre les apprentissages à un horaire (15h30) plus favorable à l’acquisition de connaissances ;
- elle permet d’éviter le morcellement de la journée qui n’est pas favorable à une organisation efficace des activités péri-éducatives ;
- elle permet également d’éviter le morcellement du temps de travail des intervenants, le saupoudrage d’heures ne rendant pas les postes très attractifs.

Sur les ressources humaines : c’est le point qui nous semble faire le plus difficultés et c’est au fond l’élément clé. Sans personnel encadrant bien formé, ce temps ne sera que de la garderie.
Or, prétendre que la réforme se fera par la seule mobilisation des titulaires du BAFA et du BAFD nous parait difficile. Les données sont pourtant bien connues aujourd’hui qu’il s’agisse du taux d’encadrement ou de la dotation versée par l’Etat.

N’oublions pas aussi que les enquêtes successives du CNFPT démontrent que le personnel communal le plus précaire est toujours celui qui intervient dans les écoles du fait du morcellement du temps de travail. Il convient de créer pour ces personnels de véritables parcours de formation ce qui se fera au bénéfice de tous : des agents qui verront leur métier enrichi et leur situation professionnelle stabilisée, la communauté éducative qui pourra s’appuyer sur des professionnels bien formés.
D’autres questions pourraient être abordées, je pense notamment à la question de la restauration scolaire le mercredi midi, de l’impact sur le transport scolaire…

Pour conclure :

Le ministre Vincent Peillon avait totalement raison lorsqu’il expliquait qu’effectivement, la réforme coûtait de l’argent aux communes ; mais que les communes avaient le choix entre construire des ronds-points et investir dans l’éducation.

dimanche 17 mars 2013

Election municipale pour Dreux 2014

Ce blog s'ouvre de nouveau à vous pour permettre le rassemblement autour du projet municipal, à l' occasion de la prochaine élection à Dreux.

A toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans l'action que j’ai mené durant les deux derniers mandats et qui portent une ambition pour la ville de Dreux, il permettra l’expression de chacun-e et de traiter des grands enjeux qui attendent Dreux dans les prochaines années.

N’hésitez pas à fréquenter ce lieu de dialogue, de rencontre, d’information et je l'espère, d'invention.

Je compte sur vous.