jeudi 18 avril 2013

Politique de la ville à Dreux

Unicité, faut-il y croire ?


La ville de Dreux, s’est engagée dans une réforme du dispositif de la politique de la ville. Unicité a été lancé, c’est un nouvel outil de communication de la majorité municipale pour afficher une nouvelle image aux yeux des habitants et des financeurs.

Après les ateliers destinés au secteur associatif, des assises faites dans l’intimité, nous avons droit à des ateliers citoyens, le premier démarre le 30 avril en centre ville, Maison Godeau. 

En théorie, on pourrait être satisfait. Et comme le prévoit le comité interministériel des villes réunit le 19 février 2013, tout cela semble pertinent. On rénove la méthode et on renforce la dimension participative des habitant-es.

Seulement, nous voilà de nouveau, face à de vieux réflexes qui rendent le dispositif totalement in-opérationnel, c’est l’absence de pilotage de la part de majorité municipale.

Pour preuve, le défaut, à la date du 11 avril 2013, jour du conseil municipal, du mandatement de 60 000 € sur l’enveloppe destinée à financer les actions inscrites dans les axes du CUCS. Les réponses de Monsieur le maire et de l’élu chargé des associations étaient dignes d’un épisode burlesque : les associations de Dreux, n’auraient pas de projets !! Ou bien ne seraient pas en mesure de mettre en œuvre les actions prévues !!!

On pourra mettre en place toutes les opérations de communication possibles pour écouter, les associations, les habitant-es, si les services et les élus chargés de piloter ce dispositif ne sont pas en mesure, de piloter et donner une vision claire aux interlocuteurs. Sortir de l’approximatif et de l’aléatoire, pour aller vers une gestion transparente et objectives des demandes formulées par les acteurs. Cela suppose : une nouvelle fois de la méthode, que la ville ne semble pas maitriser, la volonté d’accepter que les acteurs présents sur les quartiers, soit reconnus en tant qu’expert, porteur de savoir-faire sérieux et crédibles.

Pour croire à Unicité… encore faut-il que la majorité municipale y croit à son tour.

Echo Républicain - 29 avril 2013

dimanche 7 avril 2013

Actualité - vie municipale

Le prochain conseil municipal se déroulera le

11 avril 2013, à 20h30, salle du conseil municipal, 
10 rue Loiseleur Deslongchamps. 

Les séances sont publiques, vous êtes les bienvenu-es.

Pour le droit de vote des étrangers non communautaires

Droit de vote des étrangers aux élections locales, le PRG s'engage


SAINT-DENIS : referendum sur droit de vote des etrangers.

Le Parti Radical de Gauche est de longue date engagé aux côtés des étrangers non communautaires s’agissant de la reconnaissance d’un droit de vote et d’éligibilité aux élections locales.
En 1999, nous proposions une loi constitutionnelle en ce sens ! Il se réjouit donc de l’initiative du gouvernement ce jour en ce sens puisqu’il ne s’agit finalement que de rattraper le retard pris sur le sujet : des dizaines de pays dans le monde, et en Europe, reconnaissent ce droit comme acquis depuis des années. C’est la suite logique et légitime du mouvement de mondialisation, et de dialogue entre peuples et cultures qui marque notre époque.
Les peurs de la droite sont encore irraisonnées et irrationnelles, discriminantes et réductrices. Les « étrangers non communautaires » pour les radicaux, et pour tous, c’est en termes simples des voisins, des amis, des camarades de classe, des collègues de travail… rien qui puisse nous effrayer. Le Parti Radical de Gauche, au Parlement et localement, travaille activement au débat national qui s’engage sur le sujet et à la réunion d’une majorité des 3/5ème au Congrès.

mardi 2 avril 2013

La réforme du rythme scolaire à Dreux, le choix politique d'un report avant l'interet des élèves.

L’intérêt politique avant celui des élèves.

Quatre jours et demi d’école par semaine, une nouvelle réforme que propose le gouvernement et qui ne laisse pas les drouais sans questionnement… la majorité municipale UMP, a voté pour le report de sa mise en place à la rentrée de septembre 2014. C'est encore une fois très regrettable car la ville s'épargne d'une aide de l'Etat de près de 350 000 euros, qui aurait permis d'engager le changement et de mettre en place de façon "pragmatique " et concret un vrai projet éducatif territorial... les élu-es de l'opposition ont voté contre ce report.

Les élèves,  une priorité.

Il ne faut pas non plus oublier le contexte dans lequel Vincent Peillon a pris cette courageuse décision. L’analyse des résultats des évaluations en CM2 montre une dégradation du niveau des élèves en lecture, en dictée et en calcul.

Pourquoi ?
Le  principal intérêt d’une telle réforme est de favoriser la concentration des élèves. Le but est de  permettre de mieux répartir le temps de cours sur la semaine afin de favoriser la concentration et d’encourager ainsi les activités culturelles et sportives.
Principalement, cette réforme vise à ce qu’à la fin du cours préparatoire, tous les écoliers sachent enfin lire, écrire et compter, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas aujourd’hui.

Actuellement les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE et des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Une concentration du temps en classe qui serait source de fatigue et de difficultés scolaires.
Ce décret propose une journée de classe de maximum 5 heures 30 et une demi-journée de maximum 3 heures 30 ; une pause déjeuner de 1 heure 30 au minimum. Bilan : les journées de la semaine sont allégées de 45 minutes.
Pour le Parti Radical de Gauche, il est indispensable de garder à l’esprit qu’une semaine de  4,5 jours, c'est mieux que 4 jours pour apprendre. 
En effet, une journée de 5h15 (de classe) permettra à tous les enfants d'avoir des activités extrascolaires qui contribueront à développer leur curiosité intellectuelle, mais au-delà de tout elle permettra de mieux accompagner les élèves en difficulté et de pouvoir ainsi créer des groupes de travaux pédagogiques qui renforceront le plaisir d’apprendre et d’être à l’école.
Ces  nouveaux rythmes permettront donc de mieux articuler les temps scolaires et périscolaires.
Par ailleurs, le passage à la semaine de quatre jours n’était pas de nature à résorber les inégalités sociales. Les enfants avaient ou non accès à des activités éducatives le mercredi en fonction de la disponibilité et des moyens des familles. S’il faut veiller à ne pas créer par cette réforme une inégalité territoriale – entre les communes ayant les moyens et les autres – le retour à la semaine de 4 jours et demi permet au moins résoudre en partie ce problème d’inégalité sociale.
Au final, nous croyons qu’il faut s’engager sans état d’âme dans cette réforme pour les raisons précédemment évoquées.
Le changement des rythmes scolaires s’imposait donc. La conférence sur les rythmes scolaires de 2011 était arrivée à la même conclusion, de manière unanime, mais Luc Chatel avait finalement renoncé devant la difficulté. Saluons donc le courage du gouvernement actuel.
Nous avons donc le devoir de réussir cette réforme. Comme cela est souligné dans le rapport, la clé de cette réussite est claire : apporter un plus éducatif et ne pas se contenter d’organiser une simple garderie.

Trois points de vigilance essentiels à la mise en  œuvre de cette réforme 

Sur la concertation : elle est indispensable et les conseils d’école, de notre point de vue, constituent l’organe central. Il est regrettable que le calendrier de cette concertation ne figure pas dans le rapport.
Par ailleurs, il nous semble utile d’échanger aussi directement avec les parents. Cette nouvelle organisation aura des répercussions sur la vie des familles. Je pense notamment aux parents travaillant à temps partiel, singulièrement aux femmes, qui ne travaillaient pas le mercredi pour assurer la garde de leurs enfants et qui seront peut-être amenés à modifier leur rythme de travail pour travailler le mercredi. Ceci pourrait d’ailleurs avoir des conséquences sur la fréquentation des centres de loisirs le mercredi après-midi.
Ceci doit conduire à élargir la concertation avec les associations sportives et culturelles, les structures pour la petite enfance…

Sur un tel sujet, la concertation et la démocratie locale ont des mérites indéniables, lorsqu’ils sont mis en place réellement... Plusieurs communes ont fait le choix de créer un samedi un rassemblement pour présenter le dispositif aux parents et recueillir leurs attentes.

Sur le positionnement du temps péri-éducatif : là encore, le rapport reste assez peu précis même si l’on peut comprendre que la concertation permette de préciser ce choix. Il semble malgré tout que positionner ce temps d’activités périscolaires dans le prolongement de la pause méridienne présente des avantages :
- cette organisation permet de créer une véritable coupure et de reprendre les apprentissages à un horaire (15h30) plus favorable à l’acquisition de connaissances ;
- elle permet d’éviter le morcellement de la journée qui n’est pas favorable à une organisation efficace des activités péri-éducatives ;
- elle permet également d’éviter le morcellement du temps de travail des intervenants, le saupoudrage d’heures ne rendant pas les postes très attractifs.

Sur les ressources humaines : c’est le point qui nous semble faire le plus difficultés et c’est au fond l’élément clé. Sans personnel encadrant bien formé, ce temps ne sera que de la garderie.
Or, prétendre que la réforme se fera par la seule mobilisation des titulaires du BAFA et du BAFD nous parait difficile. Les données sont pourtant bien connues aujourd’hui qu’il s’agisse du taux d’encadrement ou de la dotation versée par l’Etat.

N’oublions pas aussi que les enquêtes successives du CNFPT démontrent que le personnel communal le plus précaire est toujours celui qui intervient dans les écoles du fait du morcellement du temps de travail. Il convient de créer pour ces personnels de véritables parcours de formation ce qui se fera au bénéfice de tous : des agents qui verront leur métier enrichi et leur situation professionnelle stabilisée, la communauté éducative qui pourra s’appuyer sur des professionnels bien formés.
D’autres questions pourraient être abordées, je pense notamment à la question de la restauration scolaire le mercredi midi, de l’impact sur le transport scolaire…

Pour conclure :

Le ministre Vincent Peillon avait totalement raison lorsqu’il expliquait qu’effectivement, la réforme coûtait de l’argent aux communes ; mais que les communes avaient le choix entre construire des ronds-points et investir dans l’éducation.