Je vous propose ici une note synthétique sur les difficultés d'insertion des femmes.
La situation des femmes face à l’emploi sur le bassin est en effet préoccupante. Le territoire est très touché par les conséquences de la désindustrialisation de bassin d’emploi. Le taux de chômage de longue durée est très élevé et le chômage des femmes est très important. L’ABS avait soulevé que les femmes en situation de monoparentalité étaient de plus en plus touchées par le chômage.
Quels sont les freins et les obstacles à la reprise d’emploi des femmes sur le bassin d'emploi drouais ?
La part des femmes chef de famille est très importante sur le bassin.
Les femmes licenciées d’entreprises,
Les demandeurs d’emploi issus des vagues de licenciements, et plus particulièrement les femmes licenciées du secteur industriel rencontrent d’importantes difficultés liées à leurs qualifications, leurs reconversions.
Les femmes immigrées ou d’origine immigrée ou issues des immigrations, ces femmes sont confrontées à de fortes difficultés d’insertion comme de réinsertion.
Les femmes handicapées, elles sont totalement invisibles.
Une population vieillissante.
Le niveau de vie socio-économique des femmes est moins élevé que celui des hommes, n’ayant pas travaillé de manière continue, certaines ne toucheront pas ou peu de retraite.
Des formations dans des secteurs saturés
Les formations initiales proposées localement aux jeunes filles ne semblent pas répondre aux besoins locaux, et elles sont confrontées à des contraintes de mobilité.
Une grande paupérisation et une féminisation de la pauvreté
Les femmes ont de plus en plus besoin de travailler, mais se retrouvent souvent confrontées à une situation socio-économique dégradée.
De nombreux dispositifs ont été mis en place, pour faire face à une crise socio-économique qui s’est installée persiste. Cette situation nous renvoie à la théorie du « mille-feuilles »
Les femmes évoquent la question de la mobilité comme un frein majeur à leur réinsertion professionnelle. Certaines femmes sont contraintes de refuser un emploi en raison de la distance avec leur lieu de résidence. Le réseau de transport est mal développé et les horaires ne sont pas adaptés à des horaires de travail atypique, ils sont adaptés surtout à un public spécifique.
Les conséquences de l’absence de mobilité sont aussi bien économiques, comme frein à la recherche d’emploi, que psychologiques, comme source de stress, de sentiment de dépendance et de manque d’autonomie. Mais les plus graves sont les conséquences sociales.
La garde des enfants
Les femmes doivent conjuguer horaires de travail avec la garde des enfants, mais surtout la garde des enfants avec de faibles revenus. La garde des enfants apparaît également comme un réel frein au moment de la reprise du travail. De l’avis de tous, la question des horaires est aussi importante. Les modes de gardes collectives proposés ne semblent pas adaptés pour les parents qui ont des horaires atypiques. L’un des problèmes soulevés par les femmes que je rencontre est bien celui des horaires décalés, souvent tôt le matin ou tard le soir et l’absence de propositions adaptées en ces termes.
La gestion des temps professionnels et familiaux
La conciliation des temps professionnels et familiaux reste une préoccupation forte car actuellement les femmes assurent la majorité des charges liées à la famille.
Beaucoup de femmes ont commencé à travailler sans qualification particulière et leurs acquis fondés sur l’expérience ne sont pas reconnus.
La dévalorisation, le manque de confiance en soi
L’expérience de la disqualification sociale, la dégradation de l’image de soi, l’écart négatif entre l’emploi espéré et l’emploi trouvé, mais aussi l’expérience de la précarité sont des thèmes qui reviennent souvent dans les entretiens.
Une chose frappante est l’absence de lieux ou d’espaces de rencontres où les femmes pourraient confronter leurs expériences, retrouver du souffle, s’organiser pour des actions collectives.
La santé
Le thème de la santé revient beaucoup dans les entretiens, en particulier la question des maladies professionnelles, l’angoisse, le stress, la dépression qui peut aller jusqu’à la tentative de suicide. Nous avons été particulièrement frappées par le rapport douloureux au corps.
Les représentations des métiers
Plusieurs femmes ont insisté sur la difficulté de sortir des clivages métiers masculins / métiers féminins. Certains secteurs, comme l’électronique, commencent à reconnaître la place des femmes, mais les résistances persistent et les femmes restent déterminées.
Un certain nombre de représentations concernant les femmes dans le monde du travail persistent : le fait même d’être une femme, et plus encore une femme seule constitue un facteur discriminant pour certains employeurs.
Beaucoup de femmes, sans emploi, vivent dans des conditions matérielles difficiles. La grande majorité est confrontée à des conditions de travail précaire et morcelé, avec des contrats temporaires à durée déterminée et un faible nombre d’heures morcelées dans la journée. Les conséquences liées à cette forme d’emploi sont désastreuses pour la réinsertion socioprofessionnelle des femmes.
La précarisation, le surendettement
De nombreuses femmes insistent sur la baisse de leur revenu et surtout sur le climat d’incertitude permanente où elles vivent. Ces freins croisent une problématique émergente, la problématique des travailleurs pauvres.
Certaines femmes continuent à travailler au-delà de la date possible de la retraite.
La variabilité des gains
Les problèmes financiers, le cumul des dettes et des problèmes d’argent constituent un obstacle supplémentaire dans la réinsertion socioprofessionnelle. Tout changement dans les revenus (arrêt de CDD, reprise d’un travail temporaire), entraîne des modifications des aides financières. Comme les situations des personnes précaires bougent tout le temps, leur équilibre économique est perturbé en permanence.
• Méconnaissance des circuits administratifs
• Mauvaise maîtrise de la langue française.
• Difficulté de reprise d’emploi.
La valorisation des métiers non traditionnels.
Il s’agit d’intervenir sur un changement des mentalités dans des secteurs qui restent des bastions masculins.
Aide à la limitation des freins cumulatifs.
On pourrait tout à fait imaginer un espace dans chaque centre social, pour initier un lieu ouvert de garde d’enfants et d’auto organisation de transport, qui permettent aux femmes d’être disponibles pour s’organiser.
Identifier des pistes économiques
Il s’agit d’explorer toutes les pistes alternatives pour trouver des solutions de réinsertion professionnelle.
La création d’activité
Ce secteur demande à être investi, il peut se révéler une solution intéressante en terme de création d’emploi pour un public féminin de plus de cinquante ans.
Les services de proximité
Cette piste est une piste d’avenir, elle passe par la valorisation des métiers de service aux personnes
Un laboratoire expérimental
Un dispositif de recherche-action sur la question du travail des femmes notamment dans les zones de conversion paraît nécessaire sur le bassin d’emploi..
Peu d’association et de regroupement de femmes sur le territoire.
Il existe peu d’association de femmes sur le territoire. On pourrait faire l’hypothèse que la construction historique du territoire a des conséquences sur le tissu local et associatif.
Les femmes immigrées, une double invisibilité, une double discrimination.
Les femmes immigrées que nous connaissons sont confrontées à de fortes difficultés d’insertion.
L’isolement, la solitude
Les représentations des femmes
Développer les chantiers d’insertion, en dehors des métiers du nettoyage.
La situation des femmes face à l’emploi sur le bassin est en effet préoccupante. Le territoire est très touché par les conséquences de la désindustrialisation de bassin d’emploi. Le taux de chômage de longue durée est très élevé et le chômage des femmes est très important. L’ABS avait soulevé que les femmes en situation de monoparentalité étaient de plus en plus touchées par le chômage.
Quels sont les freins et les obstacles à la reprise d’emploi des femmes sur le bassin d'emploi drouais ?
LA SITUATION DE L’EMPLOI DES FEMMES SUR LE BASSIN
Les femmes les plus fragilisées faces à l’emploi
Les femmes seules cheffe de familleLa part des femmes chef de famille est très importante sur le bassin.
Les femmes licenciées d’entreprises,
Les demandeurs d’emploi issus des vagues de licenciements, et plus particulièrement les femmes licenciées du secteur industriel rencontrent d’importantes difficultés liées à leurs qualifications, leurs reconversions.
Les femmes immigrées ou d’origine immigrée ou issues des immigrations, ces femmes sont confrontées à de fortes difficultés d’insertion comme de réinsertion.
Les femmes handicapées, elles sont totalement invisibles.
Une population vieillissante.
Le niveau de vie socio-économique des femmes est moins élevé que celui des hommes, n’ayant pas travaillé de manière continue, certaines ne toucheront pas ou peu de retraite.
Des formations dans des secteurs saturés
Les formations initiales proposées localement aux jeunes filles ne semblent pas répondre aux besoins locaux, et elles sont confrontées à des contraintes de mobilité.
Une grande paupérisation et une féminisation de la pauvreté
Les femmes ont de plus en plus besoin de travailler, mais se retrouvent souvent confrontées à une situation socio-économique dégradée.
UN SYSTEME ADMINISTRATIF SINGULIER ET PEU PERFORMANT
Une mobilisation des dispositifs publics d’emploi et d’insertion
Des dispositifs en matière d’insertion ont été mis en place pour faire face aux nombreux licenciements.
Une multiplicité de dispositifs qui aujourd’hui se chevauchentDe nombreux dispositifs ont été mis en place, pour faire face à une crise socio-économique qui s’est installée persiste. Cette situation nous renvoie à la théorie du « mille-feuilles »
LES FREINS A LA REINSERTION PROFESSIONNELLE DES FEMMES
Une zone en reconversion majoritairement dirigée vers un public masculin
Des plans de conversion économique et industrielle sont mis en place. Comme sur d’autres territoires, les femmes bénéficient peu de ces plans de conversion.
Les freins objectifsLa mobilité
Les femmes évoquent la question de la mobilité comme un frein majeur à leur réinsertion professionnelle. Certaines femmes sont contraintes de refuser un emploi en raison de la distance avec leur lieu de résidence. Le réseau de transport est mal développé et les horaires ne sont pas adaptés à des horaires de travail atypique, ils sont adaptés surtout à un public spécifique.
Les conséquences de l’absence de mobilité sont aussi bien économiques, comme frein à la recherche d’emploi, que psychologiques, comme source de stress, de sentiment de dépendance et de manque d’autonomie. Mais les plus graves sont les conséquences sociales.
La garde des enfants
Les femmes doivent conjuguer horaires de travail avec la garde des enfants, mais surtout la garde des enfants avec de faibles revenus. La garde des enfants apparaît également comme un réel frein au moment de la reprise du travail. De l’avis de tous, la question des horaires est aussi importante. Les modes de gardes collectives proposés ne semblent pas adaptés pour les parents qui ont des horaires atypiques. L’un des problèmes soulevés par les femmes que je rencontre est bien celui des horaires décalés, souvent tôt le matin ou tard le soir et l’absence de propositions adaptées en ces termes.
La gestion des temps professionnels et familiaux
La conciliation des temps professionnels et familiaux reste une préoccupation forte car actuellement les femmes assurent la majorité des charges liées à la famille.
Les freins psychosociauxLes qualifications
Beaucoup de femmes ont commencé à travailler sans qualification particulière et leurs acquis fondés sur l’expérience ne sont pas reconnus.
La dévalorisation, le manque de confiance en soi
L’expérience de la disqualification sociale, la dégradation de l’image de soi, l’écart négatif entre l’emploi espéré et l’emploi trouvé, mais aussi l’expérience de la précarité sont des thèmes qui reviennent souvent dans les entretiens.
Une chose frappante est l’absence de lieux ou d’espaces de rencontres où les femmes pourraient confronter leurs expériences, retrouver du souffle, s’organiser pour des actions collectives.
La santé
Le thème de la santé revient beaucoup dans les entretiens, en particulier la question des maladies professionnelles, l’angoisse, le stress, la dépression qui peut aller jusqu’à la tentative de suicide. Nous avons été particulièrement frappées par le rapport douloureux au corps.
Les représentations des métiers
Plusieurs femmes ont insisté sur la difficulté de sortir des clivages métiers masculins / métiers féminins. Certains secteurs, comme l’électronique, commencent à reconnaître la place des femmes, mais les résistances persistent et les femmes restent déterminées.
Un certain nombre de représentations concernant les femmes dans le monde du travail persistent : le fait même d’être une femme, et plus encore une femme seule constitue un facteur discriminant pour certains employeurs.
Les freins économiquesDes conditions de travail précaire et morcelé
Beaucoup de femmes, sans emploi, vivent dans des conditions matérielles difficiles. La grande majorité est confrontée à des conditions de travail précaire et morcelé, avec des contrats temporaires à durée déterminée et un faible nombre d’heures morcelées dans la journée. Les conséquences liées à cette forme d’emploi sont désastreuses pour la réinsertion socioprofessionnelle des femmes.
La précarisation, le surendettement
De nombreuses femmes insistent sur la baisse de leur revenu et surtout sur le climat d’incertitude permanente où elles vivent. Ces freins croisent une problématique émergente, la problématique des travailleurs pauvres.
Certaines femmes continuent à travailler au-delà de la date possible de la retraite.
La variabilité des gains
Les problèmes financiers, le cumul des dettes et des problèmes d’argent constituent un obstacle supplémentaire dans la réinsertion socioprofessionnelle. Tout changement dans les revenus (arrêt de CDD, reprise d’un travail temporaire), entraîne des modifications des aides financières. Comme les situations des personnes précaires bougent tout le temps, leur équilibre économique est perturbé en permanence.
LE CUMUL DES FREINS POUR LES FEMMES IMMIGREES
Les femmes immigrées, qui vivent sur Dreux et notre agglomération, cumulent de nombreux freins dans leur recherche d’emploi.
• Problèmes de discrimination et de racisme.• Méconnaissance des circuits administratifs
• Mauvaise maîtrise de la langue française.
• Difficulté de reprise d’emploi.
PROPOSITIONS/DES POINTS FORTS A DEVELOPPER
On peut constater que le sur-chômage féminin provient d’un cumul de facteurs. Il est important de sensibiliser l’ensemble des partenaires sur la problématique de réinsertion professionnelle des femmes et de mener des actions fortes afin de dépasser le sentiment de morosité et de dépression sociale exprimé par les femmes.
Il s’agit d’intervenir sur un changement des mentalités dans des secteurs qui restent des bastions masculins.
Aide à la limitation des freins cumulatifs.
On pourrait tout à fait imaginer un espace dans chaque centre social, pour initier un lieu ouvert de garde d’enfants et d’auto organisation de transport, qui permettent aux femmes d’être disponibles pour s’organiser.
Identifier des pistes économiques
Il s’agit d’explorer toutes les pistes alternatives pour trouver des solutions de réinsertion professionnelle.
La création d’activité
Ce secteur demande à être investi, il peut se révéler une solution intéressante en terme de création d’emploi pour un public féminin de plus de cinquante ans.
Les services de proximité
Cette piste est une piste d’avenir, elle passe par la valorisation des métiers de service aux personnes
Un laboratoire expérimental
Un dispositif de recherche-action sur la question du travail des femmes notamment dans les zones de conversion paraît nécessaire sur le bassin d’emploi..
LA PROBLEMATIQUE FEMME SUR LE TERRITOIRE
Les femmes ne sont pas définies comme un public prioritaire par les services publics de l’emploi et de la formation. Mais au-delà de ce constat, cette question est non traitée demeure. Le fait que la question du travail des femmes dans notre bassin industriel reste invisible, me paraît une cause majeure.
Le territoire est marqué par une tradition ouvrière masculine où le travail des femmes a été longtemps considéré comme un travail d’appoint.Peu d’association et de regroupement de femmes sur le territoire.
Il existe peu d’association de femmes sur le territoire. On pourrait faire l’hypothèse que la construction historique du territoire a des conséquences sur le tissu local et associatif.
Les femmes immigrées, une double invisibilité, une double discrimination.
Les femmes immigrées que nous connaissons sont confrontées à de fortes difficultés d’insertion.
L’isolement, la solitude
Les représentations des femmes
Développer les chantiers d’insertion, en dehors des métiers du nettoyage.
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